Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait de nouvel « Focus on« . Je crois bien que le dernier date du 22 octobre avec Metropia. Et aujourd’hui, je m’y remets avec Boogie, el aceitoso. Et cette fois-ci je suis à deux doigts de mettre un accord parental souhaitable quand même… Et comme j’ai quand même quelques jeunes qui lisent le blog, je vais mettre un « Lire la suite » juste ici. Wouhou, quel suspens insoutenable.
Sérieusement, ce qui suit peut heurter la sensibilité des plus jeunes et n’est en aucun cas conseiller aux moins de 16 ans. Si vous cliquez sur « Lire la suite » c’est que vous êtes en accord avec la précédente phrase et je ne suis en aucun cas responsable de vos actes.
Un nouveau « Focus on » en ce jeudi soir. Pour les nouveaux venus, c’est un article qui décortique un film en particulier. C’est la première fois que le film est abordé sur le blog (sauf dans de rares cas). Et ce soir c’est Metropia qui s’y colle !
Metropia est un long métrage d’animation suédois qui n’a pas son pareil. Sur l’affiche ci-dessus, ce n’est pas visible du premier coup. Le réalisateur, Tarek Saleh, donne au spectateur une vision disons… surprenante, de son film. Ce mélange d’animation 3D et d’images réelles, le tout monté dans un univers sombre et atypique quasiment en noir et blanc… C’est assez difficile à décrire en fait. Jugez-en par vous même après avoir lu le synopsis du film :
Dans une banlieue de Stockholm, dans un futur proche (NDMister3ZE : an 2024). Les souterrains européens sont reliés par un gigantesque métro. Roger évite de prendre le métro. Il a l’impression que ses faits et gestes sont contrôlés, entend dans sa tête la voix d’un étranger… Pensant être victime d’une machination, il demande de l’aide à une jeune mannequin, Nina.
Personnellement, j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois avant de savoir qu’est ce qui était en images réelles ou pas. Les personnages sont en réalité des marionnettes en 2D et les décors en images de synthèse 3D. Les marionnettes ont été entièrement réalisé en photo-montage. Elles ont une apparence réelle (car les visages sont de vrais personnes pour certains comme Anna, la petite amie du personnage principal qui est en fait Rosario Dawson) mais sans vraiment l’être (en témoigne leur cerveau disproportionné).
D’un budget de seulement 3 millions d’euros, Metropia est en train de faire son buzz sur le oueb et décroche les meilleurs notes dans les critiques. Certains le proclament déjà comme un incontournable. Alors, comme le dit emob, Metropia, futur film culte?
Réponse le 27 novembre 2009 pour la Suisse. En France, nous n’avons pas encore de date ! En attendant, vous pouvez toujours visionnez un extrait en haute définition ainsi qu’une galerie d’images sur la fiche du film.
Cela faisait déjà quelques temps que je n’avais pas fait de « Focus on ». Celui de ce soir va être consacré à The apple and the worm (Æblet & ormen dans sa version originale) qui est un film Danois produit par le studio Copenhagen Bombay. L’histoire raconte l’aventure de Torben, une jeune pomme qui poursuit son rêve d’être la star du rayon fruit du supermarché. L’excellent site Catzuka donne une citation de Anders Morganthaler, le réalisateur du film, qui donne le ton :
« Avec « The Apple and the Worm », je souhaite créer un film d’animation pour enfants drôle et dramatique à la fois, un film qui ne ressemble à aucun autre. Ce ne sera pas un Pixar, ni un Miyazaki, ni un Jannik Haastrup ou un film artistique à la française. Ce sera un émouvant et amusant Anders Morgenthaler, sans ton moralisateur, sur un fruit qui parle et a décidé comment le monde fonctionne, pour le pire et le meilleur, mais ce sera avant tout un film sur l’amitié. »
Un bien étrange long métrage d’animation qu’est Sita chante le blues. Ainsi que sa réalisatrice qui ne manque pas de volonté. Sita chante le blues (Sita sings the blues en version originale) est plus compréhensible en lisant son synopsis :
Sita, déesse indienne et épouse dévouée, est répudiée par son mari, Rama.
Nina (la réalisatrice elle-même) dresse un parallèle entre sa vie et celle de Sita quand son propre mari, installé en Inde, met fin à leur mariage par e-mail…
Adaptation musicale du Râmâyana, célèbre épopée de la mythologie indienne, Sita chante le blues mêle tragédie ancienne et comédie contemporaine.
Singes volants, monstres et dragons, dieux et déesses, bulbes oculaires ailés sont chorégraphiés avec la musique d’Annette Hanshaw, chanteuse jazz des années 20.
Mais, qu’est-ce que le Râmâyana? Râmâyana signifie sanskrit, en d’autres termes le « parcours de Râmâ ». C’est un poème épique relatant l’histoire de Râmâ, un des avatars (le septième précisément) de Vishnu (un dieu hindou, associé à la conservation et à la protection), avec Brahma et Shiva. Il aurait été écrit au VIè siècle par le sage Vâlmîki. L’œuvre, constitué de 24 000 vers, est divisée en sept livres.
Mais alors, qu’elle est la relation entre le Râmâyana et la réalisatrice ? C’est tout simplement un parallèle entre la légende Hindou du Râmâyana et la propre vie de l’américaine Nina Paley. La réalisatrice avait suivi son mari en Hinde, à trivandrum, ou son mari y avait trouvé un emploi et ou elle y avait découvert cette légende. C’est lors d’un voyage professionnel à New York concernant sa troisième bande-dessinée, The Hots, que son mari rompu (une bête rupture par mail). Elle partit alors pour Brooklyn, New York. Ses problèmes personnels la firent se plonger plus profondément dans le Râmâyana et l’incita à produire une courte animation qui combine un épisode du Râmâyana avec un morceau de blues enregistrée en 1929 (le 20 février exactement) par Annette Hanshaw, « Mean To Me » (morceau d’époque que vous pouvez écouter à cette adresse).
Dès lors, elle ajouta des épisodes et d’autres éléments pour ce travail, qui est maintenant appelé Sita chante le blues, et dont l’histoire est centré sur la femme de Rama, Sita. Beaucoup d’épisodes sont apparus dans de récents festivals d’animation. Le long métrage final a été primé au Festival International du Film de Berlin le 11 février 2008 ainsi qu’au Festival d’Annecy où il à obtenu le cristal d’argent du meilleur long métrage la même année.
Ce long métrage à connu pas mal de déboires pour sa distribution (notamment pour la gestion des droits d’auteurs des musiques) mais seras bel et bien en salles le 12 août 2009. Il seras distribuer par Eurozoom. Notons également que le long métrage est disponible sur le site officiel de l’auteur en intégralité et en haute définition ! Il est également disponible en VOSTFR sur le player de Catsuka ici. Voici sa bande annonce en VOSTFR suivie de trois extraits [(du pur Bollywood), retenez bien ce terme, il reviendra plus tard avec d'autres longs métrages !] :
Nina Paley, la réalisatrice, à aussi écrit animé et produit Sita chante le blues par elle-même. Il suffit de jeter un œil sur sa filmographie pour mieux s’en rendre compte ! Bon, oui, elle à quand même mis cinq ans à réaliser les différents épisodes, mais tout de même ! Sita chante le blues propose un joli mélange entre collage, photo réaliste et animation 2D.
Enfin, précisions très importantes, Sita chante le bluesest distribué sous une licence libre Creative Commons Attribution-Share Alike, permettant la libre distribution, la copie et la modification. Nina Paley renforce cette licence en interdisant explicitement l’usage de système Digital Restrictions Management (DRM, système anti-copie ou autres blocages).
Bonus : Notre ami Lightyear nous informe qu’un concours est organisé par Eurozoom, le distributeur de Sita chante le blues pour gagner des places de cinéma ! Les détails du concours sont disponibles à cette adresse. Faites vite, le concours se termine demain ! Bonne chance à ceux et celles qui souhaitent y participer !
T28 (Tetsujin 28) est un manga créer en 1956 par Mitsuteru Yokoyama. Et aujourd’hui, Imagi studios et Hikari productions développent ensemble une adaptation du manga en long métrage d’animation ! Enfin, un teaser/pilote à été mis en ligne sur le site officiel du film (que vous trouverez à la suite de cet article) qui était censé voir si le public était réceptif ou pas à cette adaptation, mais les choses ont pas mal bougés depuis et notamment sur le site officiel. Tout un tas de concept arts et d’images inédites ont fait été dévoilés pour notre plus grand bonheur si vous êtes fan de robots ! Alors, T28 est-il en production?
Conçu comme une arme de guerre ultime, T28 est équipé d’une incroyable puissance, un robot pratiquement indestructible avec ses poings de fer et son propulseur par fusée.
Ce robot puissant et colossal à été caché après la guerre jusqu’à ce qu’il soit découvert par Shotaro, fils de son inventeur, professeur Kaneda. À partir de ce jour, les vies et les destins de T28 et de Shotaro sont liées, et c’est seulement Shotaro qui peut piloter T28 avec un dispositif mobile de commande. Luttant pour la justice et combattant le crime, cette équipe de super-héros vainc le mal sous toutes ses formes !
T28 n’a malheureusement pas encore de date de lancement. Même pas une fourchette… Vivement une annonce officielle !
Un nouveau « Focus on » cette fois-ci consacré à Un monstre à Paris, le prochain film réaliser par Bibo Bergeron. Et c’est avec joie que je viens de découvrir la toute première image montrant un des personnages du film (image à la fin de cet article) ! Un monstre à Paris à connu pas mal de déboires lors de sa réalisation des déboires financières. Le projet était presque à l’abandon lorsque le messie Luc Besson est arrivé : « On a eu des soucis de financement pour Un monstre à Paris. On a même dû arrêter la prod quelques temps mais, ça y est, c’est dégrippé. J’ai rencontré Luc Besson à Cannes et il a flashé sur le projet. Il s’est investi financièrement et humainement. Je ne voulais pas sacrifier le film et faire un truc bon marché. Luc était d’accord avec moi. Alors, on a redémarré. On a bien fait de ne pas lâcher. » Le projet mélange 2D pour les décors et 3D pour les personnages. Dôté d’un budget de 22 millions d’euros,Un monstre à Paris entraînera le spectateur dans le Paris du début du 20e siècle. Voici le synopsis :
Paris, 1910. Une terrifiante créature sème la panique sur la Capitale. Emile, un timide projectionniste de cinéma, et Raoul, un inventeur exubérant, se retrouvent propulsés dans la chasse au Monstre.
Une épopée virevoltante qui mène sur leur route une chanteuse de cabaret au grand cœur, un savant excentrique secondé par un singe, un inspecteur aux dents longues. Et une étrange créature peut être pas si effrayante que ça. Et si au fond, derrière ces apparences trompeuses, le véritable Monstre n’était pas celui qu’on croit ?
Le casting vocal est aussi exceptionnel. En effet, -M-, Vanessa Paradis et le duo Éric et Ramzy seront de la partie pour assurer le casting ! D’ailleurs à ce propos, -M- à écrit et composé cinq chansons qui seront chantés par lui même tout au long du film. Je vous conseille très fortement de lire l’interview sur l’image qui suit.
Un monstre à Paris seras en salles en mai 2010 en France. Enfin, espérons… Je l’attends avec impatience !