Difficile de faire une critique d’un film dont la cible ne m’est pas destinée. En visionnant 3 amis mènent l’enquête, j’ai pu découvrir un film d’animation traditionnelle (comprenez en 2D) réalisé par Tony Loeser et Jesper Moller qui ravira les tous petits. Les héros, Jean Campagnol alias Johnny star François Lecoq et Gros William, vont se retrouver embarqué dans une aventure qui les poussera à surpasser leurs peurs pour aller sauver Douce prisonnière de Maître Loup.
Adapté du roman intitulé « Friends » de Helme Heine, 3 amis mènent l’enquête aborde plusieurs thèmes tout au long du film qui restent des valeurs sûres pour les enfants : l’amitié, le courage et… la mort. Valeur sûre pour le dernier j’ai dis ? La grosse première moitié du film est pleine d’aventures pour nos héros mais la deuxième partie surprend énormément ! Sans trop en dire, on se retrouve à un moment donné sur le haut d’une colline avec tout le groupe d’animaux de la ferme qui pleurent sur les tombes la mort de leurs ami(e)s. Étonnant. Un autre passage m’a également interpellé à vrai dire. Le loup fait sa cuisine mais d’une manière assez violente. Couteaux à la main, il enchaîne la découpe d’aliment avec une certaine violence qui peut, à mon avis, faire peur a nos bambins. Le tout est évidemment accentué par un fond rouge sang du plus mauvais effet… Pour un film destiné aux 4-6 ans, ça craint je trouve.
Je suis d’accord sur le fait que pour plaire aux enfants, il faut avoir des couleurs qui en jettent. Seulement, dans 3 amis mènent l’enquête, c’est parfois un peu trop. C’est notamment vrai dans la première partie du film ou la ferme respire la joie. Le spectateur fait fasse à un déluge de couleurs criardes qui peuvent faire mal aux yeux ! Si si ! Obligé de régler les contrastes de ma télévision pour palier à ce petit souci. Mais ça c’est peut-être mon côté chipoteur qui ressort un peu trop….
Hormis ces deux trois détails, le film fera passer un agréable moment à nos bambins. Pas de prises de têtes, des personnages qui évoluent dans le bon sens, le grand méchant pas beau loup qui perd (noyé dans l’eau… ouch !) et un scénario simpliste sont les ingrédients de ce film qui n’a pas la prétention de rivaliser avec les plus grands mais bel et bien de faire passer un agréable moments aux tout petits. C’est l’essentiel, non ?
Le DVD en lui-même propose peu de bonus. Seule une bande annonce de Jasper, pingouin explorateur déjà sortit en salles en décembre 2009 et quelques coloriages sont disponibles. Attention, les coloriages ne le sont qu’uniquement en insérant le DVD dans l’ordinateur !
———————————— 3 amis mènent l’enquête Un film de Tony Loeser
Distribution : BAC Films http://www.bacboutique.com/ Date de sortie : 02/03/2010
Premier article du genre sur le blog. L’envie de partager avec vous les très belles découvertes que je fais ici et là sur le net avec cette immense communauté de blogueur cinéphiles est plus forte que moi, j’inaugure donc cette nouvelle catégorie avec une critique de Mary et Max (Adam Elliot, 2009) que j’ai lue sur le site Filmosphere. Cette critique est, pour moi, une vraie perle du web ! L’auteur, Nicolas (plus connu sur le web comme étant Niko06) relate la jolie surprise qu’il a eu en visionnant Mary et Max. Vous ressentirez à travers son texte (qui date du 06 novembre 2009 quand même) le vrai passionné qui se cache en lui ! A lire sans attendre !
Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à la critique.
La princesse et la grenouille, réalisé par Ron Clements et John Musker, est sortit dans les salles obscures françaises hier, mercredi 27 janvier 2010. D’après les premiers chiffres, le lancement serait déjà un franc succès avec plus de 38 781 places vendues avec 52 copies parisiennes (ainsi que sa périphérie). A titre de comparaison, Volt avait totalisé 25 064 entrées avec 55 copies. Alors, est-il le renouveau de l’animation traditionnelle tant attendu ?
Le film prend place à la Nouvelle-Orléans mais ce n’est pas par hasard. Ce n’est pas seulement pour son cadre idyllique que ce lieu à été choisi (on passe des quartiers riches aux quartiers pauvres avec une fluidité déconcertante dans le film) mais aussi pour son histoire. C’est en effet en ces lieux que le jazz est né au début du vingtième siècle par un mélange de musiques élaborées par des Noirs américains. Un joli prétexte pour les thèmes musicaux !
La princesse et la grenouille à beaucoup d’atouts dans sa manche mais je crois que ça vrai force c’est celle de ces personnages. Rien n’a été laissé au hasard, c’est évident et l’on s’en aperçoit à chacune des nouvelles apparitions. Tiana n’est qu’une simple serveuse au début de l’histoire et on a un peu du mal à s’attacher à elle tant ces attitudes dans sa vie son… robotisé. Sans trop en dire, elle à fait de sa vie une sorte de revanche pour un membre de sa famille, un but qu’elle veut à tout prix atteindre. Mais l’histoire va lui ouvrir les yeux à bien des égards… Naveen, le prince charmant qui débarque à la Nouvelle-Orléans est très charismatique. Très assisté dans sa « pauvre » vie de prince, il va très vite apprendre que les choses ne se font pas toutes seules. Au niveau des personnages secondaires on retrouvera Louis, un alligator qui rêve de faire du jazz en compagnie des humains, ce n’est pas commun. De nature très simple d’esprit, Louis entrera très vite dans votre cœur tellement ces interventions dans le film vous ferons écrouler de rire ! Ray intervient un peu plus tard dans le film mais constitue une excellente surprise ! Vous vous rappelez de la petite bestiole que nous avions eu l’occasion de voir dans le tout premier teaser original de La princesse et la grenouille ? Oui, c’est lui. Lui, il a deux grosses palettes d’émotions. Il sait être très drôle mais aussi très émouvant… Ray réussira sans mal à transmettre ces émotions avec notamment une séquence finale qui fera retenir le souffle de la salle entière, c’est vous dire. Et puis son accent ne vous laissera pas indifférent ! Très grosse mention spéciale à Charlotte, l’amie de Tiana qui rêve d’épouser son prince charmant. Elle, a chacune de ces apparitions, vous allez vous tordre de rire. D’un naturel très excitée, Charlotte vous offrira une très large palette d’émotions avec un côté carrément… moderne vraiment pas déplaisant ! Mama Odie, vieille femme de plus de 100 ans, sénile aux premiers abords, sera le théâtre d’une grosse scène d’actions, de musiques et de rires. Pas si sénile que ça puisqu’elle sera d’une grande utilité pour nos deux héros. Enfin, le Dr Facilier, le méchant du film, n’est pas un vilain ordinaire. Même si son côté Jafar est bien présent, le Dr Facilier vous surprendra par ces tours de passe-passe, lui, et son ombre. Mais chuuuuuuuutttt… J’en dirais pas plus ! Tout ce beau monde est parfaitement animer et doubler. Les émotions sont définies comme jamais !
Comme le souligne notre ami Zuzu Disney, Tiana n’est pas seulement qu’une princesse noire. Elle est aussi celle qui vient au secours des studios Disney en apportant avec elle un nouvel âge d’or salvateur. Après Blanche-neige et les sept nains en 1937, Cendrillon en 1950, La petite Sirène en 1989, voici que La princesse et la grenouille ouvre ce nouvel âge d’or dépoussiérant les bureaux et frisant le sublime sur chaque détail de ce long métrage. Le film vous transportera du haut de ces 97 minutes dans une histoire et des dessins hauts en couleurs ! Ca bouge et jazz dans tous les sens avec de fantastiques musiques composées par Randy Newman (de son vrai nom Randall Stuart Newman, talentueux auteur compositeur et interprète qui avait déjà œuvré pour Cars, Toy Story et Monstres et Cie notamment).
Du très grand Disney ! Vous savez, celui qui vous donne encore des frissons rien qu’en y repensant… La princesse et la grenouille est bel et bien celui que tous le monde attendait : un film qui vous immerge dans son histoire, si drôle, si entraînant qu’il se fait une place de choix dans votre cœur de passionné de longs métrages d’animation que vous êtes, et ceux, quel que soit votre âge…
siBmonnous fait le plaisir d’écrire pour le blog aujourd’hui et ce n’est sans une certaine émotion que je l’accueille ici. Aujourd’hui, il nous écrit une critique de Tempêtes de boulettes géantes, film d’animation de Sony Pictures qu’il a vu ce matin même à l’occasion des « matinées magiques » du Kinépolis. La critique est lisible d’une bien belle manière que je vous conseille : cliquez sur l’image pour lire son rapport ! Sinon, elle est aussi lisible dans la suite de l’article.
Cette mission n’a pas été des plus simples, l’ennemi était sans pitié et s’est déplacé en masse. C’est simple, nous étions encerclés. « Oui mais se sont des enfants ! » me direz vous, eh bien méfiez vous !
Tous ces pop-corn renversés, ces bruits de paquets de bonbons, tous ces pleurs, ces chouinements et autres caprices, toutes ces questions posées à chaque action, bref ! Jai dû me concentrer et prendre sur moi car si ma mère était là elle me dirait que j’étais pareil quand j’étais gosse !
Chapitre II / La libération
Le film commence et malgré le handicap des grosses lunettes 3D qui pèsent une tonne sur le nez et viennent assombrir les couleurs du film, c’est parti pour 1h30 de pur délire !
- Les personnages sont tous plus déjantés les uns que les autres et ne s’en cachent pas.
- Le scénario ne connaît aucun coup de mou et malgré quelques scènes et gags qui peuvent être un peu prévisible, pour moi tout tient la route !
- Une animation très « cartoonesque » qui plonge dans la caricature. Si cela peut gêner, moi, j’adore ça !
- Un univers très graphique avec des décors « carré » qui contrastent avec les personnages aux lignes plus douces et tout en rondeur. De plus, pour ce film, sony pictures a accordé beaucoup d’importance aux couleurs et aux jeux de lumière, ce qui en fait un très beau film visuellement.
- Pour finir, l’humour est efficace! … Oh et puis m**de il est carrément marrant ouais!
N’hésitez pas à aller le voir, c’est une valeure sûre !
Ma journée s’est terminée aujourd’hui par la séance au cinéma de Numéro 9. Surpris. Découvrez à la suite de cet article pourquoi.
Lorsque 9 s’éveille à la vie, il se retrouve dans un monde dévasté suite à une longue guerre entre les hommes et les machines. il découvre une petite communauté qui tente de survivre en vivant caché des machines.
Contre l’avis de 1, le leader du groupe, Numéro 9 va réussir à convaincre les autres d’arrêter de fuir et de prendre l’offensive. Il veut tenter de découvrir pourquoi les machines veulent les éliminer. Comme ils s’en apercevront bientôt, le futur de l’humanité va dépendre de leurs actions…
Autant vous le dire tout de suite, Numéro 9ne m’a pas vraiment convaincu. Vraiment. L’histoire débute avec numéro 9 qui prend vie. Il découvre qui il est, la marche, comprend des choses, sait qu’il lui manque la parole, et bien d’autres choses. Le tout en moins de cinq minutes. Rapide. Les plans s’enchaînent vite, et le scénario ne laisse que peu de place aux explications pour le spectateur. Vous ne comprendrez qu’au bout d’une trentaine de minutes pourquoi cette guerre. Vous ne comprendrez pourquoi des poupées de chiffons qu’aux dix dernières minutes. J’ai passé les 3/4 du film à me poser des questions, sur le pourquoi du comment. Énervant.
Les personnages sont présentés succinctement. Très. Lui c’est numéro 3 et lui 4. Ce sont des jumeaux qui font un inventaire de tout. Et hop, on passe à autres choses. Et c’est la même histoire pour tous les autres, y compris pour numéro 9, le héros, ou plutôt le leader de la troupe. Tiens, parlons-en de lui. Numéro 9 ne fait pas dans la dentelle, et fonce dans le tas. Tant pis, on réfléchira après. Les actions s’enchaînent très vite. Mais il n’y a pas, ou très peu, d’attachement au personnages.
Spoiler ! [Au fil du scénario, certains numéros perdent la vie. Tous de la même manière d'ailleurs. Mais, de ce que j'en ai ressentis, je n'ai eu aucune compassion ou un quelconque remous dans ces pertes.]
Les séquences d’actions, quant à elles, assurent le spectacle. C’est vif, les poupées combattent des géants de fers avec force et courage, et les caméras sont là pour dynamiser le tout. Mais c’est malheureusement entaché par des graphismes parfois grotesques. Des décors où la triche est reine et certains effets spéciaux à la limite de l’acceptable !
Pour résumer, Shane Acker ne nous livre pas une perle comme nous l’attendions. Le film ne manque pas de dynamisme, mais il connaît beaucoup trop de lacunes qu’il est dommage de voir dans une production telle que celle-ci. Si vous tenez à aller le voir par vous même, essayer de ne pas vous poser trop de questions comme je l’ai fait. Dans tous les cas, vous ressortirez déçu. J’ai longtemps hésiter pour la note. Un six sur dix ma paru être le mieux, mais en écrivant cette critique, j’ai préféré revoir ma note à la baisse.
Une nouvelle fois, j’inscris noir sur blanc mes impressions concernant un long métrage d’animation, à savoirLà-haut. Salle à moitié pleine, beaucoup de jeunes adultes et adultes, peu d’enfants. Les lumières s’éteignent. Les bandes annonces défilent, et notre impatience pour Partly Cloudy augmente. Fin des bandes annonces, le film commence. Pas de Partly Cloudy pour ce soir, c’est bien dommage…
Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s’envoler vers l’Amérique du Sud, il ne s’attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant… Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l’imagination.
Là-haut donne tout de suite le ton dès les premières séquences. Les thèmes qui sont abordés pourront en surprendre plus d’un. Les quelques minutes d’introduction du film font un résumer de la vie de Carl Fredericksen. De son plus jeune âge, avec ces rêves et ces envies, jusqu’à sa vieillesse, avec ces regrets et tristesses. L’histoire explique pourquoi il ne veut pas déménager, pourquoi il tient tant à sa maison. Cette séquence émotion est admirablement soutenue avec les musiques de Michael Giacchino (également compositeur sur Ratatouille) qui accompagnent avec maestria le spectateur dans l’immersion de la vie de Carl. Là-haut aborde des thèmes noirs, sombres dès le départ. Cela surprend, et les enfants n’accrochent pas totalement (« Papa, pourquoi elle est plus là?). C’est dur, et l’émotion est bien présente. La même émotion qui vous noue la gorge et qui vous rappelle que nous ne sommes pas immortels. Le ton est donné.
Les choses changent très vite à la suite de l’histoire. Les éclats de rires prennent la place de la tristesse et ceci sans le moindre accoup. Tout s’enchaîne naturellement. C’est une grande force d’une histoire chez Pixar, c’est certain ! Les différents personnages qui s’ajoutent au fur et à mesure que la trame scénaristique suit son cours rajoutent une touche surprenante à chacune des apparitions. Russel est le premier à entrer dans le film. Petit garçon intrépide et qui parle beaucoup, Russel à un goût très prononcé pour l’aventure. Généreux et plein de bonne volonté, il n’aura de cesse d’aider Carl. Doug, quant à lui, ajoute une touche humoristique importante. Gentil et innocent chien, Doug vous procureras quelques fous rires lors de situations complètement loufoques mais tellement vraies. Enfin, Kevin, l’oiseau, est tout aussi rigolo qu’imvraisemblable dans ces attitudes. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher quelques p’tites surprises.
Techniquement, Là-haut est, comme à l’habitude chez Pixar, impeccablement bien fignolé. Les décors sont bien présents et fourmillent de détails. L’animation des différents protagonistes est irréprochable. Le tout bouge avec fluidité et l’impression de vie est toujours aussi bluffante. Mais voilà, Là-haut est sans réelles surprises disons. Je ne savais pas comment dire cela, mais le « sans surprises » et le terme qui correspond le plus. C’est beau, ça bouge bien, mais il n’y a pas réellement quelque chose qui nous décroche la rétine et nous fait lancer un « Wouah ! ». Ce n’est en rien une critique négative. Nous avons été habitué à être surpris par quelque chose avec Ratatouille (l’aspect de la nourriture notamment) et Wall•e (l’attachement à un robot). Enfin, le casting vocal des voix françaises est bien réussit ! Le doublage fonctionne à merveille et c’est avec joie que nous avons retrouver Charles Aznavour au top de sa forme !
Là-hautest un excellent long métrage d’animation qui vous feras passer un très bon moment. Pixar signe ici son dixième long métrage avec brio, en attendant Toy story 3 l’année prochaine. En revanche, le relief 3D sur Là-haut doit être considéré comme unbonus, et non comme un véritable atout. Le relief vous immerge un peu plus dans les actions, mais rien d’extraordinaire. Il est présent parce que la technologie le permet, mais, avec ou sans, c’est du pareil au même…