Une nouvelle fois, j’inscris noir sur blanc mes impressions concernant un long métrage d’animation, à savoirLà-haut. Salle à moitié pleine, beaucoup de jeunes adultes et adultes, peu d’enfants. Les lumières s’éteignent. Les bandes annonces défilent, et notre impatience pour Partly Cloudy augmente. Fin des bandes annonces, le film commence. Pas de Partly Cloudy pour ce soir, c’est bien dommage…
Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s’envoler vers l’Amérique du Sud, il ne s’attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant… Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l’imagination.
Là-haut donne tout de suite le ton dès les premières séquences. Les thèmes qui sont abordés pourront en surprendre plus d’un. Les quelques minutes d’introduction du film font un résumer de la vie de Carl Fredericksen. De son plus jeune âge, avec ces rêves et ces envies, jusqu’à sa vieillesse, avec ces regrets et tristesses. L’histoire explique pourquoi il ne veut pas déménager, pourquoi il tient tant à sa maison. Cette séquence émotion est admirablement soutenue avec les musiques de Michael Giacchino (également compositeur sur Ratatouille) qui accompagnent avec maestria le spectateur dans l’immersion de la vie de Carl. Là-haut aborde des thèmes noirs, sombres dès le départ. Cela surprend, et les enfants n’accrochent pas totalement (« Papa, pourquoi elle est plus là?). C’est dur, et l’émotion est bien présente. La même émotion qui vous noue la gorge et qui vous rappelle que nous ne sommes pas immortels. Le ton est donné.
Les choses changent très vite à la suite de l’histoire. Les éclats de rires prennent la place de la tristesse et ceci sans le moindre accoup. Tout s’enchaîne naturellement. C’est une grande force d’une histoire chez Pixar, c’est certain ! Les différents personnages qui s’ajoutent au fur et à mesure que la trame scénaristique suit son cours rajoutent une touche surprenante à chacune des apparitions. Russel est le premier à entrer dans le film. Petit garçon intrépide et qui parle beaucoup, Russel à un goût très prononcé pour l’aventure. Généreux et plein de bonne volonté, il n’aura de cesse d’aider Carl. Doug, quant à lui, ajoute une touche humoristique importante. Gentil et innocent chien, Doug vous procureras quelques fous rires lors de situations complètement loufoques mais tellement vraies. Enfin, Kevin, l’oiseau, est tout aussi rigolo qu’imvraisemblable dans ces attitudes. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher quelques p’tites surprises.
Techniquement, Là-haut est, comme à l’habitude chez Pixar, impeccablement bien fignolé. Les décors sont bien présents et fourmillent de détails. L’animation des différents protagonistes est irréprochable. Le tout bouge avec fluidité et l’impression de vie est toujours aussi bluffante. Mais voilà, Là-haut est sans réelles surprises disons. Je ne savais pas comment dire cela, mais le « sans surprises » et le terme qui correspond le plus. C’est beau, ça bouge bien, mais il n’y a pas réellement quelque chose qui nous décroche la rétine et nous fait lancer un « Wouah ! ». Ce n’est en rien une critique négative. Nous avons été habitué à être surpris par quelque chose avec Ratatouille (l’aspect de la nourriture notamment) et Wall•e (l’attachement à un robot). Enfin, le casting vocal des voix françaises est bien réussit ! Le doublage fonctionne à merveille et c’est avec joie que nous avons retrouver Charles Aznavour au top de sa forme !
Là-hautest un excellent long métrage d’animation qui vous feras passer un très bon moment. Pixar signe ici son dixième long métrage avec brio, en attendant Toy story 3 l’année prochaine. En revanche, le relief 3D sur Là-haut doit être considéré comme unbonus, et non comme un véritable atout. Le relief vous immerge un peu plus dans les actions, mais rien d’extraordinaire. Il est présent parce que la technologie le permet, mais, avec ou sans, c’est du pareil au même…
« 2009 marque la 33e édition d’un évènement haut en couleurs. En effet, le Festival International du film d’animation est plus qu’un temps au cours duquel chacun vient partager sa passion ? A chaque fois, c’est la croisée des chemins où les dernières productions se comparent et concourent. Le rideau se lève régulièrement sur de nouveaux projets et de nouveaux horizons. Le Festival ne célèbre pas, il initie, il valorise. »
J’ai longtemps cherché comment vous décrire ce que j’ai vécu durant cette semaine. Une semaine haute en couleurs, en joies, en rires, en surprises et en rêves. J’ai longtemps cherché quels mots pouvaient correspondre le mieux à ce que je ressens aujourd’hui, et à ce que j’ai ressentit durant cette semaine. Voici mon récit.
Nous (mes deux collègues de travail et moi-même) sommes partit très tôt lundi matin direction Annecy. Quatre heures de routes, douze péages et vingt huit pauses pipi après, nous voici enfin arrivé. Au premier abord, la ville d’Annecy ne paie pas de mine. Mais en réalité elle nous a dévoilé des trésors de toute beauté… Annecy est construite autour de son très célèbre lac qui ne laisse pas indifférent de par sa beauté et son cadre idyllique.
Le premier contact avec l’équipe organisatrice du Festival (à qui j’adresse d’ailleurs un grand bravo pour cette organisation sans faille, un sans fautes sur tous les points) était lors du retrait des badges d’accréditations. Accueil chaleureux, sourire (pas hypocrite pour un sous, véridique) aux lèvres, et cadeau d’un superbe sac qui arbore les logotypes de France télévision avec tout pleins de gros pin’s accrochés dessus des prochaines séries télévisées. Et dire que ce n’était pas grand-chose comparé au reste de la semaine…
Durant cette folle semaine nous avons écouté, rencontré, et même discuter avec tout un gratin de professionnel. Henry Selick, réalisateur de Coraline, nous as expliqué pourquoi Coraline et le stop motion sont importants pour lui.
Pierre Siracusa, un des quatre conseillers sur les programmes sur les coproductions jeunesse de France Télévision, nous as accordé du temps pour notre projet de série. Peter Sohn, réalisateur de Partly cloudy, nous as présenté en avant première française son court métrage, et nous as expliqué d’où est partit cette idée et comment il l’a réalisé. Bob Peterson, co-réalisateur de Là-haut, nous as présenter des séquences inédites de son film en images finales et en storyboard (qu’il as d’ailleurs doublé avec énormément d’humour), nous as signé des autographes, et à même accepté de prendre une photo avec moi :
Nous avons vu des courts métrages de télévision. Certains nous ont faitvoyager (Lost and found de Studio Aka et Contender entertainment group), d’autres nous ont époustouflé par leurs qualités techniques (Le panique show de Fabrique d’images), d’autres nous ont fait rire (Pat et Stan « Jour de bain » de Mac guff ligne) et d’autres nous ont fait hurler de rires (The mighty B ! « Bee patients » de Nickelodeon animation) ! Des courts métrages provenant de tous les horizons possibles qui nous ont promis de belles projections. Les longs métrages n’étaient pas en reste puisque ce n’était pas moins de 21 films qui étaient en projection durant cette semaine. Coraline (en relief 3D), Battle for terra (en relief 3D), Lascars, Panique au village, Madagascar 2, 9.99 $, Jasper, Disco Ormene, Monstre contre aliens (en relief 3D) etc… Notre emploi du temps plus que chargé ne nous as permis d’aller voir que Battle for terra (dont j’ai fait une critique qui seras publié lundi matin). L’envie nous as pris d’aller voir Coraline, mais malheureusement nous sommes arrivés quinze minutes en retard. Le coctkail organisé par le Festival en compagnie des réalisateurs et producteurs nous as fait oublier toute notion du temps !
Les journées au Festival se sont enchaînées à une vitesse ahurissante. Ce Festival était l’occasion de faire des rencontres, de parler de ce que chacun fait, et pourquoi il le fait. Ce rassemblement de professionnels, d’étudiants, ou tout simplement d’amoureux du cinéma en un seul point, venant de tout horizons, est tout simplement magique. Il à suffit de ce balader au parc pour se rendre compte que près de 800 personnes ont eu la joie de découvrir (ou de redécouvrir) Qui veut la peau de Roger Rabbit en plein air, sur un écran géant, à la tombée de la nuit. Des instants magiques, anodins pour certains, mais uniques pour nous, nous ont tout simplement émerveillé. J’ai eu aussi l’occasion de revoir une personne qui m’est chère, à ma grande surprise. Nous avons rencontré des directeurs techniques, des réalisateurs, des producteurs, des chefs d’entreprises, des étudiants, des anglais, des russes, des koréains, mais tous, je dis bien tous, étaient présents pour communiquer cette passion commune du cinéma d’animation.
Je parlais tout à l’heure des mots que je n’arrivais pas à trouver. Il est vrai qu’il est difficile pour moi d’écrire noir sur blanc tout ce que j’ai dans le cœur, mais un mot m’est venu à l’oreille : bulle. La ville d’Annecy à ouvert ces portes le temps d’une semaine au monde. Une fois que vous y êtes entré, c’est comme si tout autour de vous plus rien n’exister. Un paradis terrestre, tout simplement. Toutes les personnes présentes à cette rencontre sont toutes ouvertes d’esprit, avec le sourire aux lèvres, et prête à partager ce qui peut l’être avec autrui. Cette sorte de bulle qui fait que, quand vous y êtes entré, vous n’aurez plus jamais envie d’en ressortir… Croyez-moi sur parole…