J’ai eu l’occasion de voir Battle for Terra (Bataille pour Terra en français) lors de la première journée du festival international d’Annecy 2009. J’étais énormément curieux de voir ce que le long métrage de Menithings studio avait à donner lors des quelques articles parus sur mon blog. Des extraits, des images de recherches et tirées du film, des affiches et fonds d’écrans, ils ont tous contribués à leur manière d’éveillé ma curiosité. Que vaut réellement Battle for terra ? Verdict.
Déjà, quelques précisions s’imposent d’elles-mêmes. Battle for Terra à été diffusé en version originale sous titrée français et non en relief 3D. Une séance relief 3D était proposée mais notre emploi du temps ne nous permettait pas de la choisir.
J’annonce la couleur : Battle for Terra n’est pas un long métrage appelé à devenir un classique du genre. C’est évident. Bien qu’il possède une tripotée de défauts en tous genres, il n’en reste pas moins un bon divertissement. Battle for Terra n’est pas exempt de défauts comme dis plus haut. Scénaristiquement parlant, il tient la route. Mais au fil de l’histoire, il accumule quelques sévères cut qui ne font que perdre le spectateur (il n’est pas rare de voir les batailles qui se terminent sauvagement alors que les deux plans précédents la bataille faisait encore rage). L’animation n’est pas en reste : elle tient la route mais de vilaines animations viennent gâcher le plaisir. Playmobil, en avant les histoires…. Mais ces défauts d’animation ne concernent que les humains, les aliens bougent, quant à eux, plutôt bien et les séquences de dog fight (combat aérien) nous en mettent plein la vue !
Graphiquement, c’est encore et toujours la même chose. Battle for Terra enchaîne le bon, comme le moins bon. Le design plutôt chouette des aliens est entaché par le côté jeux vidéo des humains. Les effets d’explosions lors des combats aériens nous décollent les rétines, tandis que certains décors nous laissent carrément sur notre faim…
Bref, Battle for Terra enchaîne le bon comme le moins bon et, ceux, à tous les niveaux. Malgré quelques défauts, il arrive tout de même à nous faire passer un bon petit moment. Battle for Terra récolte un six pour cette critique. Mais je pense qu’il aurait pu décrocher un sept si je l’avais vu en relief 3D. Certaines séquences doivent juste prendre une autre dimension avec les lunettes, c’est certain. A voir en relief 3D. Si vous avez quelques hésitations à aller le voir (quand il sortiras en France, un jour…), préférez un autre film.
« 2009 marque la 33e édition d’un évènement haut en couleurs. En effet, le Festival International du film d’animation est plus qu’un temps au cours duquel chacun vient partager sa passion ? A chaque fois, c’est la croisée des chemins où les dernières productions se comparent et concourent. Le rideau se lève régulièrement sur de nouveaux projets et de nouveaux horizons. Le Festival ne célèbre pas, il initie, il valorise. »
J’ai longtemps cherché comment vous décrire ce que j’ai vécu durant cette semaine. Une semaine haute en couleurs, en joies, en rires, en surprises et en rêves. J’ai longtemps cherché quels mots pouvaient correspondre le mieux à ce que je ressens aujourd’hui, et à ce que j’ai ressentit durant cette semaine. Voici mon récit.
Nous (mes deux collègues de travail et moi-même) sommes partit très tôt lundi matin direction Annecy. Quatre heures de routes, douze péages et vingt huit pauses pipi après, nous voici enfin arrivé. Au premier abord, la ville d’Annecy ne paie pas de mine. Mais en réalité elle nous a dévoilé des trésors de toute beauté… Annecy est construite autour de son très célèbre lac qui ne laisse pas indifférent de par sa beauté et son cadre idyllique.
Le premier contact avec l’équipe organisatrice du Festival (à qui j’adresse d’ailleurs un grand bravo pour cette organisation sans faille, un sans fautes sur tous les points) était lors du retrait des badges d’accréditations. Accueil chaleureux, sourire (pas hypocrite pour un sous, véridique) aux lèvres, et cadeau d’un superbe sac qui arbore les logotypes de France télévision avec tout pleins de gros pin’s accrochés dessus des prochaines séries télévisées. Et dire que ce n’était pas grand-chose comparé au reste de la semaine…
Durant cette folle semaine nous avons écouté, rencontré, et même discuter avec tout un gratin de professionnel. Henry Selick, réalisateur de Coraline, nous as expliqué pourquoi Coraline et le stop motion sont importants pour lui.
Pierre Siracusa, un des quatre conseillers sur les programmes sur les coproductions jeunesse de France Télévision, nous as accordé du temps pour notre projet de série. Peter Sohn, réalisateur de Partly cloudy, nous as présenté en avant première française son court métrage, et nous as expliqué d’où est partit cette idée et comment il l’a réalisé. Bob Peterson, co-réalisateur de Là-haut, nous as présenter des séquences inédites de son film en images finales et en storyboard (qu’il as d’ailleurs doublé avec énormément d’humour), nous as signé des autographes, et à même accepté de prendre une photo avec moi :
Nous avons vu des courts métrages de télévision. Certains nous ont faitvoyager (Lost and found de Studio Aka et Contender entertainment group), d’autres nous ont époustouflé par leurs qualités techniques (Le panique show de Fabrique d’images), d’autres nous ont fait rire (Pat et Stan « Jour de bain » de Mac guff ligne) et d’autres nous ont fait hurler de rires (The mighty B ! « Bee patients » de Nickelodeon animation) ! Des courts métrages provenant de tous les horizons possibles qui nous ont promis de belles projections. Les longs métrages n’étaient pas en reste puisque ce n’était pas moins de 21 films qui étaient en projection durant cette semaine. Coraline (en relief 3D), Battle for terra (en relief 3D), Lascars, Panique au village, Madagascar 2, 9.99 $, Jasper, Disco Ormene, Monstre contre aliens (en relief 3D) etc… Notre emploi du temps plus que chargé ne nous as permis d’aller voir que Battle for terra (dont j’ai fait une critique qui seras publié lundi matin). L’envie nous as pris d’aller voir Coraline, mais malheureusement nous sommes arrivés quinze minutes en retard. Le coctkail organisé par le Festival en compagnie des réalisateurs et producteurs nous as fait oublier toute notion du temps !
Les journées au Festival se sont enchaînées à une vitesse ahurissante. Ce Festival était l’occasion de faire des rencontres, de parler de ce que chacun fait, et pourquoi il le fait. Ce rassemblement de professionnels, d’étudiants, ou tout simplement d’amoureux du cinéma en un seul point, venant de tout horizons, est tout simplement magique. Il à suffit de ce balader au parc pour se rendre compte que près de 800 personnes ont eu la joie de découvrir (ou de redécouvrir) Qui veut la peau de Roger Rabbit en plein air, sur un écran géant, à la tombée de la nuit. Des instants magiques, anodins pour certains, mais uniques pour nous, nous ont tout simplement émerveillé. J’ai eu aussi l’occasion de revoir une personne qui m’est chère, à ma grande surprise. Nous avons rencontré des directeurs techniques, des réalisateurs, des producteurs, des chefs d’entreprises, des étudiants, des anglais, des russes, des koréains, mais tous, je dis bien tous, étaient présents pour communiquer cette passion commune du cinéma d’animation.
Je parlais tout à l’heure des mots que je n’arrivais pas à trouver. Il est vrai qu’il est difficile pour moi d’écrire noir sur blanc tout ce que j’ai dans le cœur, mais un mot m’est venu à l’oreille : bulle. La ville d’Annecy à ouvert ces portes le temps d’une semaine au monde. Une fois que vous y êtes entré, c’est comme si tout autour de vous plus rien n’exister. Un paradis terrestre, tout simplement. Toutes les personnes présentes à cette rencontre sont toutes ouvertes d’esprit, avec le sourire aux lèvres, et prête à partager ce qui peut l’être avec autrui. Cette sorte de bulle qui fait que, quand vous y êtes entré, vous n’aurez plus jamais envie d’en ressortir… Croyez-moi sur parole…