Clins d’œil et références d’un film d’animation à un autre
Un sujet bien large dirons nous et encore le cas exposé ici est limité ! Que dire des clins d’œil vers un film ou le clin d’œil d’une publicité sur un film d’animation ou encore du film au film d’animation !
Allez, tout de même un exemple vite fait parce que je l’adore : Wall•e
Qui de mieux pour présenter Wall-e au monde entier (du moins aux américains, le spot ayant été présenté durant le SuperBowl, l’évènement le plus médiatisé aux Etats-Unis) que Woody et Buzz ?
J’adore cette publicité, humour, qualité, « scénario », personnages charismatiques, …
Bref, passons maintenant au véritable sujet : lorsqu’un film d’animation fait lui-même référence à un autre film d’animation.
Je vais démarrer avec un exemple : Monstres et Compagnie. La fin du film nous offre une merveilleuse référence ! Je dirai même deux. Cette scène est une des scènes finales du film, Boo est dans sa chambre avec Sully et lui présente ses jouets. Avez-vous déjà fait attention à ces jouets ? La référence que l’on pourrait qualifiée de « facile » est celle faite à Toy-Story 2, Boo possédant Jessie, la poupée ou cowgirl de Toy-Story.
La seconde référence est, elle, plus spéciale et donne un gout spécial quand on le remarque. Vous savez cette sensation d’excitation qui vous remonte la colonne vertébrale ? (Enfin je l’ai vécu comme ça). Cette référence ne peut être remarquée, je pense, que si vous avez vu (ou revu) Monstres et Compagnie quelques années après sa sortie officielle. Car, en effet, après avoir proposé Jessie, elle propose … tadam … Némo ! Et oui ! Pourtant, Le monde de Nemo ne sortira que 2 ans après Monstres et Compagnie !
Un autre grand classique qui joue une grande partie de son film sur les références, c’est bien évidemment Shrek. Le film démarre dans un livre ressemblant étrangement au livre de la Belle au Bois Dormant ou à celui de Blanche neige. Mais on y (re)trouve également Pinocchio, un prince charmant, Marraine la bonne fée, la fée Clochette (lorsque l’Ane s’envole au début du premier Shrek), …
Mais le concept n’est pas nouveau ! Loin de là, en 1988, Dumbo, Speedy Gonzales, Jiminy Cricket, Bip-Bip et les balais de Fantasia sont dans « Qui veut la peau de Roger Rabbit ». L’histoire se passe évidemment au pays des toons mais ces personnages font parfois des apparitions discrètes et cachées. Par exemple, Simplet apparait sur une affiche durant le film, pas plus. Pour la petite anecdote, une des obligations du film était que les personnages de Disney et de la Warner devaient être présents autant de temps l’un que l’autre dans le film.
Mais pour moi Pixar reste le roi, rien que dans Le monde de Némo, on a des références à la petite sirène, Toy Story, Monstres et Compagnie, les indestructibles, Cars, Wallace et Gromit, … en plus de références à des films dits « classiques ».

Voila, j’ai pu dans cet article présenter introduire quelques longs métrages et à chaque fois illustrer le cas avec un bon nombre d’exemples mais je vais m’arrêter ici et vous laisser la parole ! Quels sont vos clins d’œil et références cultes dans les films d’animation que vous aimez ?
Et un petit jeu pour la route : quel lien peut-on faire entre Dory/Doris dans Le monde de Némo et l’âne de Shrek ?
Quentin
PS: Merci à Mister3ZE de m’avoir donné la possibilité d’écrire cet article :)
Annecy 09, récit d’un voyage sans commune mesure…
« 2009 marque la 33e édition d’un évènement haut en couleurs. En effet, le Festival International du film d’animation est plus qu’un temps au cours duquel chacun vient partager sa passion ? A chaque fois, c’est la croisée des chemins où les dernières productions se comparent et concourent. Le rideau se lève régulièrement sur de nouveaux projets et de nouveaux horizons. Le Festival ne célèbre pas, il initie, il valorise. »
J’ai longtemps cherché comment vous décrire ce que j’ai vécu durant cette semaine. Une semaine haute en couleurs, en joies, en rires, en surprises et en rêves. J’ai longtemps cherché quels mots pouvaient correspondre le mieux à ce que je ressens aujourd’hui, et à ce que j’ai ressentit durant cette semaine. Voici mon récit.
Nous (mes deux collègues de travail et moi-même) sommes partit très tôt lundi matin direction Annecy. Quatre heures de routes, douze péages et vingt huit pauses pipi après, nous voici enfin arrivé. Au premier abord, la ville d’Annecy ne paie pas de mine. Mais en réalité elle nous a dévoilé des trésors de toute beauté… Annecy est construite autour de son très célèbre lac qui ne laisse pas indifférent de par sa beauté et son cadre idyllique.
Le premier contact avec l’équipe organisatrice du Festival (à qui j’adresse d’ailleurs un grand bravo pour cette organisation sans faille, un sans fautes sur tous les points) était lors du retrait des badges d’accréditations. Accueil chaleureux, sourire (pas hypocrite pour un sous, véridique) aux lèvres, et cadeau d’un superbe sac qui arbore les logotypes de France télévision avec tout pleins de gros pin’s accrochés dessus des prochaines séries télévisées. Et dire que ce n’était pas grand-chose comparé au reste de la semaine…
Durant cette folle semaine nous avons écouté, rencontré, et même discuter avec tout un gratin de professionnel. Henry Selick, réalisateur de Coraline, nous as expliqué pourquoi Coraline et le stop motion sont importants pour lui.
Pierre Siracusa, un des quatre conseillers sur les programmes sur les coproductions jeunesse de France Télévision, nous as accordé du temps pour notre projet de série. Peter Sohn, réalisateur de Partly cloudy, nous as présenté en avant première française son court métrage, et nous as expliqué d’où est partit cette idée et comment il l’a réalisé. Bob Peterson, co-réalisateur de Là-haut, nous as présenter des séquences inédites de son film en images finales et en storyboard (qu’il a d’ailleurs doublé avec énormément d’humour), nous as signé des autographes, et à même accepté de prendre une photo avec moi :
Nous avons vu des courts métrages de télévision. Certains nous ont fait voyager (Lost and found de Studio Aka et Contender entertainment group), d’autres nous ont époustouflé par leurs qualités techniques (Le panique show de Fabrique d’images), d’autres nous ont fait rire (Pat et Stan « Jour de bain » de Mac guff ligne) et d’autres nous ont fait hurler de rires (The mighty B ! « Bee patients » de Nickelodeon animation) ! Des courts métrages provenant de tous les horizons possibles qui nous ont promis de belles projections. Les longs métrages n’étaient pas en reste puisque ce n’était pas moins de 21 films qui étaient en projection durant cette semaine. Coraline (en relief 3D), Battle for terra (en relief 3D), Lascars, Panique au village, Madagascar 2, 9.99 $, Jasper, Disco Ormene, Monstre contre aliens (en relief 3D) etc… Notre emploi du temps plus que chargé ne nous as permis d’aller voir que Battle for terra (dont j’ai fait une critique qui seras publié lundi matin). L’envie nous as pris d’aller voir Coraline, mais malheureusement nous sommes arrivés quinze minutes en retard. Le coctkail organisé par le Festival en compagnie des réalisateurs et producteurs nous as fait oublier toute notion du temps !
Les journées au Festival se sont enchaînées à une vitesse ahurissante. Ce Festival était l’occasion de faire des rencontres, de parler de ce que chacun fait, et pourquoi il le fait. Ce rassemblement de professionnels, d’étudiants, ou tout simplement d’amoureux du cinéma en un seul point, venant de tout horizons, est tout simplement magique. Il à suffit de ce balader au parc pour se rendre compte que près de 800 personnes ont eu la joie de découvrir (ou de redécouvrir) Qui veut la peau de Roger Rabbit en plein air, sur un écran géant, à la tombée de la nuit. Des instants magiques, anodins pour certains, mais uniques pour nous, nous ont tout simplement émerveillé. J’ai eu aussi l’occasion de revoir une personne qui m’est chère, à ma grande surprise. Nous avons rencontré des directeurs techniques, des réalisateurs, des producteurs, des chefs d’entreprises, des étudiants, des anglais, des russes, des koréains, mais tous, je dis bien tous, étaient présents pour communiquer cette passion commune du cinéma d’animation.
Je parlais tout à l’heure des mots que je n’arrivais pas à trouver. Il est vrai qu’il est difficile pour moi d’écrire noir sur blanc tout ce que j’ai dans le cœur, mais un mot m’est venu à l’oreille : bulle. La ville d’Annecy à ouvert ces portes le temps d’une semaine au monde. Une fois que vous y êtes entré, c’est comme si tout autour de vous plus rien n’exister. Un paradis terrestre, tout simplement. Toutes les personnes présentes à cette rencontre sont toutes ouvertes d’esprit, avec le sourire aux lèvres, et prête à partager ce qui peut l’être avec autrui. Cette sorte de bulle qui fait que, quand vous y êtes entré, vous n’aurez plus jamais envie d’en ressortir… Croyez-moi sur parole…
Vivement l’année prochaine !










