« Spirit Riding Free », désormais disponible sur Netflix.

Spirit Riding Free

 

C’était une annonce qui avait pris tous le monde à revers en juin 2016, lorsque Netflix annonça dans son line up 2017 une série animée adapté du classique de l’animation DreamWorks Spirit – l’étalon des plaines. A l’époque, il n’était pas possible de savoir si la série, produite par DreamWorks TV, serait faite en 2D ou en 3D, un suspens que la bande-annonce a rompu il y a plusieurs jours.

C’est donc un cheval en 3D qui galope dans les images de Spirit Riding Free (titrée Spirit – Chevauchée vers la liberté en français), est une suite très libre du long-métrage de Kelly Asbury et Lorna Cook, où l’animal titre, qui semble être le rejeton des héros du film, s’attache à une enfant qui découvre le far-west… une histoire entre les mains de la showrunneuse Aury Wallington (Heroes, Souvenirs de Gravity Falls) et Jim Schumann.

Spirit Riding Free suit l’aventure d’une courageuse jeune fille de 12 ans, Lucky, qui se lie d’amitié avec un mustang sauvage qu’elle nomme Spirit. Avec ses deux meilleures amies, Apo et Abigaëlle (et leurs chevaux) à ses côtés, cette équipe explore un monde plein de courses endiablées, de chevaux magnifiques et de fun sans fin ! Ensemble, ils vont pousser leurs limites, tester le pouvoir de leur amitié et découvrir ce que veut véritablement dire d’être libre.

“Toute ma vie j’ai été obsédée par les histoires de chevaux » raconte Wallington, qui a commencée comme coordonnatrice de script sur Sex and the City, ce qui explique qu’elle se soit jetée sur l’occasion de faire une série sur le sujet : “Ça a tout de suite collé avec moi car rien que la pensée d’avoir la chance de raconter cette histoire, de faire une série sur laquelle moi-même à l’âge de neuf ans serait devenue dingue à sa vision, était complètement irrésistible. »

Une passion qui a amené le vétéran Jim Schumann, qui travaillait avec DreamWorks TV sur un projet qui n’a pas abouti lorsqu’il a lu le scénario du pilote écrit par Aury Wallington. “C’est la raison pour laquelle j’ai pris le boulot,” dit-il. “Je pouvais voir ce que ça donnerait. J’ai su à quoi ça aurait ressemblé. Les personnages, l’histoire sont authentiques.”

Wallington reprend certaines constantes du long-métrage, notamment le fait que les chevaux n’ont pas un comportement anthropomorphe, l’absence de magie ou de fantasy, et les personnages et leurs histoires sont plus concrètes. Ces choix, également un résultat de l’adaptation de la showrunneuse aux enjeux de l’écriture d’une série pour l’animation intimement liés à ce qui peut être fait à l’heure actuelle en 3D, ont donné aux équipes l’opportunité d’expérimenter. Schumann explique :

“La directrice artistique Ellen Jin et moi-même avons été influencés par des images venues d’Europe, comme les peintures hollandaises. Nous voulions que la série ait l’air gigantesque. Que nous puissions faire des plans de western, grands et larges, et d’utiliser le cadre à cet effet.” La lumière fut aussi différente : « La plupart des séries 3D ont ce que l’on appelle un éclairage dit de « midi pile », où la source de lumière est au-dessus de la tête, avec d’autres sources d’éclairage en renfort. Nous avons posé nos sources de lumières à 14h00, de sorte à avoir une lumière de début d’après midi et des ombres plus jolies.” Aussi, de nombreux éléments 2D ont été intégrés aux décors et aux personnages, afin de leur donnés un aspect plus harmonieux.

L’esthétique est ainsi faite qu’elle permet l’emphase sur les forces de l’écriture, selon Wallington : “L’histoire se déroule en 1890, mais nous n’avons pas voulu faire peser sur la série le poids des détails de cette période, ou que ceux-ci constitue une barrière ou quelque chose qui pourrait limiter l’accès à la série. Nous avons donc essayé de faire une série avec un cadre historique et son apparence évoque cette époque, le vieil ouest avec ses longues ombres, les couleurs fanées de certains endroits.”

Côté animation,assurée chez Technicolor India, les chevaux se sont révélés être un vrai défi et selon Schumann, de nombreuses références ont été faites pour aider les animateurs, depuis Spirit – l’étalon des plaines à d’autres, plus techniques, sur comment les chevaux galopent, trottent et accélèrent. Le but était aussi de s’assurer que les personnalités des chevaux transparaissent sans être trop voyantes ni grossières.

Au casting vocal, Amber Frank est Lucky, Sydney Park est Apo, Bailey Gambertoglio est Abigaëlle, Darcy Rose Byrnes est Maricela, le vétéran Nolan North est Jim et Kari Wahlgreen est tante Cora.

Les six premiers épisodes de la saison 1 de Spirit Riding Free sont d’ores et déjà disponibles sur Netflix,

Spirit Riding Free – Bande-annonce

Source des citations : Animation Magazine

Nicolas

Éditorialiste et contributeur occasionnel. Amateur de toutes formes d’animations. Adore fureter sur l’internet avec sa lampe frontale pour dénicher des raretés animées. Écrit ses autres lubies et obsessions pop-culturelles sur Grawr.fr


  • reply Cordell ,

    Sacrilège, l’excellence de Spirit à la poubelle.

    • reply Nicolas ,

      Rien n’est sacré pour DWA, et le département TV fonctionne très bien. Ça risque donc de continuer encore et encore…

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