[Critique cinéma] Dofus – Livre 1 : Julith.

dofus

Dofus – Livre 1 : Julith est le premier long-métrage d’animation d’Ankama. La maison française, grande prêtresse du transmédia, étend ainsi son univers, le Krosmoz, à un tout nouveau public. Après les jeux en ligne, les livres et les séries animées, les dofus débarquent au cinéma, et en grandes pompes s’il vous plaît.

Dans la majestueuse cité de Bonta, Joris coule des jours heureux, aux côtés de Kerubim Crépin, son papycha adoptif. Mais tout bascule lorsque Joris, bravant l’interdiction de papycha, tente d’approcher son idole de toujours, la mégastar du Boufbowl, Khan Karkass.
De son côté, Julith, la sorcière, revient avec une revanche à prendre et un objectif : anéantir Bonta.
Joris et ses amis arriveront-ils à sauver la cité et tous ses habitants ?

Ankama nous met des étoiles plein les yeux

C’est un peu simpliste, mais la première chose qui me vient à l’esprit en pensant au film est de dire qu’il est beau. J’ai beaucoup apprécié la fluidité de l’animation, le chara-design aux différentes influences culturelles et les couleurs qui accrochent le regard, sans pour autant vous brûler la rétine. Les décors sont riches en détails et possèdent chacun une véritable ambiance, de la boutique chaleureuse à l’impressionnant terrain de Boufbowl en passant par la mystérieuse dimension Ecaflip.

Les scènes d’action, que dis-je, les scènes de combats, ont probablement donné du fil à retordre à Jean-Jacques Denis et Anthony Roux, les deux réalisateurs. Elles sont en effet étonnamment nombreuses pour un film d’animation, et particulièrement bien travaillées. Chorégraphies originales, effets spéciaux efficaces et cadrages intelligents font de ces scènes les meilleurs moments du film : de quoi satisfaire les amateurs d’anime ou de grand spectacle.

Tu ne connais pas Dofus ? Aucun problème

J’imagine qu’une personne toute nouvelle dans le Krosmoz n’a pas forcément saisi tous les termes employés plus haut – Ecaflip ?! Kézako ?! – mais cela n’est pas gênant en ce qui concerne le film lui-même. Les équipes Ankama y ont veillé, Dofus – Livre 1 : Julith est accessible par tout le monde, des fans de la première heure aux futurs amateurs. Ceci dit, les joueurs de Dofus en ligne y découvriront sûrement quelques private joke !

Le grand public, lui, découvrira (ou re-découvrira pour certains) des personnages attachants, drôles, et beaucoup moins ancrés dans les clichés qu’il ne le semble au premier abord. Tous sauront vous surprendre, qu’il s’agisse de la complexe Julith ou du très stéréotypé Khan Karkass. Quant au concept même des dofus, il est expliqué très simplement dans l’introduction du film, de façon à ce que les spectateurs ne se sentent pas perdus par la suite.

Un rythme entre drame et humour

Toutefois, j’ai été déstabilisée par le rythme du récit, qui enchaîne actions et avancées scénaristique assez maladroitement. Un peu comme s’il s’agissait d’une suite d’épisodes, avec à chaque fois introduction, élément déclencheur, péripéties, cliffhanger et / ou dénouement, avant de recommencer. Un sentiment qui s’accentue lors de certaines scènes dramatiques, qui perdent de leur effet en arrivant comme un cheveu sur la soupe.

A l’inverse, ce rythme étrange favorise les contrastes de situation et aide à l’installation de l’humour, très présent dans le film. D’ailleurs, si certains éléments humoristiques sont très bien trouvés, ou juste très efficaces (les joutes verbales notamment), d’autres sont plus… décalés ! Mais je vous laisse découvrir en quoi en allant voir le film.

Dofus – Livre 1 : Julith était le film de ce début d’année que j’attendais avec le plus d’impatience, l’univers et la communication d’Ankama ayant réussi à faire de moi une fan-girl à l’affut de la moindre miette d’information. Une faim que la projection des premières minutes du film, à Annecy, n’a fait qu’empirer. Je suis pourtant sortie de ma séance avec un sentiment mitigé : le film est beau, les scènes d’actions géniales, mais le rythme à tendance à pêcher par-ci par-là. Il n’en reste pas moins un bon film, qui pose les jalons pour toute une épopée cinématographique dans les années à venir…

Coralie

Née à l’heure des contes et baptisée par le Père Noël, je n’ai jamais perdu mon amour des bonnes histoires et de l’imaginaire. Sûrement atteinte du syndrome de Peter Pan, je suis passionnée par l’animation, la bande-dessinée et les contes & légendes. Un jour j’épouserai Zorro et nous élèverons des Pokémons dans notre château sous la mer.


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