La princesse et la grenouille : ma critique.
La princesse et la grenouille, réalisé par Ron Clements et John Musker, est sortit dans les salles obscures françaises hier, mercredi 27 janvier 2010. D’après les premiers chiffres, le lancement serait déjà un franc succès avec plus de 38 781 places vendues avec 52 copies parisiennes (ainsi que sa périphérie). A titre de comparaison, Volt avait totalisé 25 064 entrées avec 55 copies. Alors, est-il le renouveau de l’animation traditionnelle tant attendu ?
Le film prend place à la Nouvelle-Orléans mais ce n’est pas par hasard. Ce n’est pas seulement pour son cadre idyllique que ce lieu à été choisi (on passe des quartiers riches aux quartiers pauvres avec une fluidité déconcertante dans le film) mais aussi pour son histoire. C’est en effet en ces lieux que le jazz est né au début du vingtième siècle par un mélange de musiques élaborées par des Noirs américains. Un joli prétexte pour les thèmes musicaux !
La princesse et la grenouille à beaucoup d’atouts dans sa manche mais je crois que ça vrai force c’est celle de ces personnages. Rien n’a été laissé au hasard, c’est évident et l’on s’en aperçoit à chacune des nouvelles apparitions. Tiana n’est qu’une simple serveuse au début de l’histoire et on a un peu du mal à s’attacher à elle tant ces attitudes dans sa vie son… robotisé. Sans trop en dire, elle à fait de sa vie une sorte de revanche pour un membre de sa famille, un but qu’elle veut à tout prix atteindre. Mais l’histoire va lui ouvrir les yeux à bien des égards… Naveen, le prince charmant qui débarque à la Nouvelle-Orléans est très charismatique. Très assisté dans sa « pauvre » vie de prince, il va très vite apprendre que les choses ne se font pas toutes seules. Au niveau des personnages secondaires on retrouvera Louis, un alligator qui rêve de faire du jazz en compagnie des humains, ce n’est pas commun. De nature très simple d’esprit, Louis entrera très vite dans votre cœur tellement ces interventions dans le film vous ferons écrouler de rire ! Ray intervient un peu plus tard dans le film mais constitue une excellente surprise ! Vous vous rappelez de la petite bestiole que nous avions eu l’occasion de voir dans le tout premier teaser original de La princesse et la grenouille ? Oui, c’est lui. Lui, il a deux grosses palettes d’émotions. Il sait être très drôle mais aussi très émouvant… Ray réussira sans mal à transmettre ces émotions avec notamment une séquence finale qui fera retenir le souffle de la salle entière, c’est vous dire. Et puis son accent ne vous laissera pas indifférent ! Très grosse mention spéciale à Charlotte, l’amie de Tiana qui rêve d’épouser son prince charmant. Elle, a chacune de ces apparitions, vous allez vous tordre de rire. D’un naturel très excitée, Charlotte vous offrira une très large palette d’émotions avec un côté carrément… moderne vraiment pas déplaisant ! Mama Odie, vieille femme de plus de 100 ans, sénile aux premiers abords, sera le théâtre d’une grosse scène d’actions, de musiques et de rires. Pas si sénile que ça puisqu’elle sera d’une grande utilité pour nos deux héros. Enfin, le Dr Facilier, le méchant du film, n’est pas un vilain ordinaire. Même si son côté Jafar est bien présent, le Dr Facilier vous surprendra par ces tours de passe-passe, lui, et son ombre. Mais chuuuuuuuutttt… J’en dirais pas plus ! Tout ce beau monde est parfaitement animer et doubler. Les émotions sont définies comme jamais !
Comme le souligne notre ami Zuzu Disney, Tiana n’est pas seulement qu’une princesse noire. Elle est aussi celle qui vient au secours des studios Disney en apportant avec elle un nouvel âge d’or salvateur. Après Blanche-neige et les sept nains en 1937, Cendrillon en 1950, La petite Sirène en 1989, voici que La princesse et la grenouille ouvre ce nouvel âge d’or dépoussiérant les bureaux et frisant le sublime sur chaque détail de ce long métrage. Le film vous transportera du haut de ces 97 minutes dans une histoire et des dessins hauts en couleurs ! Ca bouge et jazz dans tous les sens avec de fantastiques musiques composées par Randy Newman (de son vrai nom Randall Stuart Newman, talentueux auteur compositeur et interprète qui avait déjà œuvré pour Cars, Toy Story et Monstres et Cie notamment).
Du très grand Disney ! Vous savez, celui qui vous donne encore des frissons rien qu’en y repensant… La princesse et la grenouille est bel et bien celui que tous le monde attendait : un film qui vous immerge dans son histoire, si drôle, si entraînant qu’il se fait une place de choix dans votre cœur de passionné de longs métrages d’animation que vous êtes, et ceux, quel que soit votre âge…




