Ma journée s’est terminée aujourd’hui par la séance au cinéma de Numéro 9. Surpris. Découvrez à la suite de cet article pourquoi.
Lorsque 9 s’éveille à la vie, il se retrouve dans un monde dévasté suite à une longue guerre entre les hommes et les machines. il découvre une petite communauté qui tente de survivre en vivant caché des machines.
Contre l’avis de 1, le leader du groupe, Numéro 9 va réussir à convaincre les autres d’arrêter de fuir et de prendre l’offensive. Il veut tenter de découvrir pourquoi les machines veulent les éliminer. Comme ils s’en apercevront bientôt, le futur de l’humanité va dépendre de leurs actions…
Autant vous le dire tout de suite, Numéro 9 ne m’a pas vraiment convaincu. Vraiment. L’histoire débute avec numéro 9 qui prend vie. Il découvre qui il est, la marche, comprend des choses, sait qu’il lui manque la parole, et bien d’autres choses. Le tout en moins de cinq minutes. Rapide. Les plans s’enchaînent vite, et le scénario ne laisse que peu de place aux explications pour le spectateur. Vous ne comprendrez qu’au bout d’une trentaine de minutes pourquoi cette guerre. Vous ne comprendrez pourquoi des poupées de chiffons qu’aux dix dernières minutes. J’ai passé les 3/4 du film à me poser des questions, sur le pourquoi du comment. Énervant.

Les personnages sont présentés succinctement. Très. Lui c’est numéro 3 et lui 4. Ce sont des jumeaux qui font un inventaire de tout. Et hop, on passe à autres choses. Et c’est la même histoire pour tous les autres, y compris pour numéro 9, le héros, ou plutôt le leader de la troupe. Tiens, parlons-en de lui. Numéro 9 ne fait pas dans la dentelle, et fonce dans le tas. Tant pis, on réfléchira après. Les actions s’enchaînent très vite. Mais il n’y a pas, ou très peu, d’attachement au personnages.
Spoiler !
[Au fil du scénario, certains numéros perdent la vie. Tous de la même manière d'ailleurs. Mais, de ce que j'en ai ressentis, je n'ai eu aucune compassion ou un quelconque remous dans ces pertes.]
Les séquences d’actions, quant à elles, assurent le spectacle. C’est vif, les poupées combattent des géants de fers avec force et courage, et les caméras sont là pour dynamiser le tout. Mais c’est malheureusement entaché par des graphismes parfois grotesques. Des décors où la triche est reine et certains effets spéciaux à la limite de l’acceptable !

Pour résumer, Shane Acker ne nous livre pas une perle comme nous l’attendions. Le film ne manque pas de dynamisme, mais il connaît beaucoup trop de lacunes qu’il est dommage de voir dans une production telle que celle-ci. Si vous tenez à aller le voir par vous même, essayer de ne pas vous poser trop de questions comme je l’ai fait. Dans tous les cas, vous ressortirez déçu. J’ai longtemps hésiter pour la note. Un six sur dix ma paru être le mieux, mais en écrivant cette critique, j’ai préféré revoir ma note à la baisse.

Source images :
Pierre de Lyricis et Animatie. Merci à eux !




